
Le skinny est un animal très attachant, avec son look d'hippopotame, ses grandes oreilles qui font du bruit quand il se secoue, et ses grands yeux expressifs.
Il existe deux types de cobayes "sans poils", le SKINNY et le BALDWIN.
Le BALDWIN est un cobaye issu de manipulations génétiques, il nait avec ses poils qu'il perd ensuite. Il est tout à fait sans poils ni moustaches. Je n'en parlerai pas ici, parce que c'est un animal que je ne connais pas bien, mais il est logique de penser que les conseils concernant les skinnys peuvent s'appliquer aux baldwins, notament en ce qui concerne les dépenses calorifiques.
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Le SKINNY est un cobaye dont la mutation serait apparue naturellement dans les pays scandinaves fin des années 70. D'autres sources citent le début des années 70 dans les pays amérindiens. Cette mutation a ensuite été travaillée avec d'autres sujets, pour parvenir à la race que nous connaissons et dont le standard n'est pas encore défini partout.
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Le "gène skinny" est un gène récessif, c'est à dire qu'il peut être "caché" par un parent. Nous allons voir dans le tableau ci-dessous les différents croisement amenant des skinnys. Par "porteur skinny", nous envisagerons un ou une cobaye portant le "gène skinny".
Il faut aussi tenir compte des cobayes que l'on croise avec les skinnys pour avoir des porteurs. Bien que théoriquement toutes les races conviennent, certains évitent les croisements avec les "longs poils raides". Il vaut mieux aussi actuellement éviter les croisements avec les satins.
PORTEUR-PORTEUR:
Un des plus mauvais croisement selon moi, car il est impossible de différencier le porteur skinny du poilu ordinaire. Ce croisement est réalisé en général pour créer une nouvelle variété de couleur:
- 25% de skinnys
- 50% de porteurs skinnys
- 25% de poilus non porteurs
PORTEUR - SKINNY (ou skinny - porteur)
Le meilleur croisement. Il permet de renforcer les lignées, tout en pouvant créer de nouvelles couleurs, de nouveaux marquages.
- 50% de skinnys
- 50% de porteurs
SKINNY - SKINNY
Croisement encore fort décrié en Belgique, qui se pratique courament en Allemagne ou en Hollande. Nous reviendrons là dessus un peu plus loin.
- 100% de skinnys
POILU ORDINAIRE - SKINNY
Croisement très intéressant quand on veut fixer un caractère de couleur.
- 100% de porteurs
POILU ORDINAIRE - PORTEUR
Croisement absolument pas intéressant, puisqu'il est impossible de voir la différence entre un porteur et un non porteur
Le skinny a la peau souple, élastique. Il possède des poils aux pattes et sur le nez ainsi que des plis au niveau de la peau. Il a un léger duvet très fin sur la peau.
Un skinny en bonne santé ne doit pas avoir les os saillants, il doit être vif. Ses oreilles doivent être tombantes.
La frisure du poil est importante dans le standard. Le poil doit être court, bien fourni, Les plis des pattes ne doivent pas monter au delà du coude. Le skinny a des poils sur le nez, formant un triangle s'arrêtant entre les yeux.

Les éleveurs des pays anglo-saxons, en règle générale, ont plus de recul que les pays francophones. Il y a affrontement de deux "écoles de pensée" depuis quelques années: ceux qui croisent les skinnys ensemble et ceux qui passent systématiquement par les porteurs.
Aux dires de certains éleveurs belges, hollandais et allemands, un cobaye trop poilu ou pas assez ne devrait pas nécessairement être écarté de la reproduction, ce défaut pouvant être corrigé à la génération suivante, en croisant un trop poilu avec un pas assez poilu, ils produisent des photos de champions prouvant leurs dires.
Les autres éleveurs qui ne croisent jamais deux skinnys ensemble, estiment que la race n'est pas encore fixée et que le croisement skinny - skinny donne des individus à faible espérance de vie, et ayant plus de soucis de santé ce que contestent les premiers qui mettent en cause les souches d'origine.
La majorité des éleveurs hollandais décrient les pays issus du "bloc de l'est" pour leurs nombreux croisements consanguins, qui donnent des individus ayant une très faible espérance de vie, ayant de très graves malformations au niveau digestif, étant sujets à des ennuis de peau et des enuis aux pattes. Toujours selon les éleveurs hollandais, il faudrait ne plus reproduire ces souches, au lieu de s'obstiner à tenter de réduire les tares en passant par des porteurs.
Bref, le débat est houleux et est loin d'être terminé entre d'une part les éleveurs consciencieux ayant du recul par rapport à leurs souches qui effectuent des croisements entre skinnys et d'autres éleveurs, tout aussi conciencieux, qui ne jurent que par le passage par les porteurs.
Certains refusent de voir ce qui se fait ailleurs et sont persuadés de tout connaître. Seul l'avenir nous permettra de voir lequel de ces deux courant est meilleur que l'autre, à moins que l'avenir nous dise que ces deux courants étaient tous deux aussi bons.
Il est logique, je crois, de penser qu'une souche qui produit des individus dont les organes internes ne sont pas fixés ne devrait plus jamais reproduire, et que ce n'est pas en passant par des porteurs qu'on résoudra ce problème structurel. Cette façon de faire ne reflète pas l'amour des animaux toujours selon moi...
De plus, il ne me semble pas correct de penser que tous les skinnys du monde sont issus d'un seul et même individu. Peut-être découvrira-t-on, à l'instar des cobayes satins, que toutes les souches de skinnys n'ont pas le même gène.
Pour rappel, dans ces pays-ci, croiser deux cobayes portant le gène satin ne se fait pas, parce que cela donne des individus aux os de plus en plus fins, entrant en hypocalcémie plus souvent, et pouvant développer une maladie s'apparentant à la maladie de os de verre chez l'humain. Par contre, le gène satin n'a pas été obtenu de la même manière aux Etats-Unis où là, ils croisent sans le moindre problème les cobayes satins entre eux.
Lorsqu'on touche un skinny pour la première fois, on le trouve "chaud". Le skinny a une température un rien supérieure aux cobayes ordinaires. Sa température oscille entre 38.5° et 39°C.
Le poids d'un cobaye skinny adulte varie entre 850 et 1200 grammes, soit le poids moyen de la plupart des cobayes.
Certaines personnes en France étudient pour le moment la courbe de croissance des skinnys et des porteurs, pour la comparer aux cobayes normaux. J'attends avec impatience les résultats de ces études.
De par sa température plus élevée et son absence de poils, le cobaye skinny doit pallier à ses dépenses énergétiques en mangeant beaucoup plus, vu qu'il ne possède pas "d'isolant naturel" qu'est la fourrure.
Le skinny ne peut en aucun cas survivre à des températures négatives, contrairement au cobaye. Il doit donc vivre à l'intérieur des maisons, à l'abri des courants d'air, mais il apprécie aussi d'aller dehors quand il fait beau.
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Certains donnent des compléments de céréales, comme le son, l'avoine. Ils augmentent la quantité de légumes, leur donnent de temps en temps des mélanges de granulés. Certains éleveurs conseillent de donner une fois par semaine du chou brocoli. Pour ma part, je trouve que l'alimentation du skinny s'apparente très fort à celle du cuy. Comme le cuy, le skinny mange beaucoup de verdure, et boude ses granulés. Comme le cuy, le skinny est friant de maïs, de flocons d'avoine et d'avoine pelée.
Comme pour tous les cobayes et les cuys, l'alimentation de base reste le foin.
Les femelles gestantes et allaitantes voient leurs besoins nutritionnels facilement triplés. Une femelle gestante doit faire l'objet de plus d'attention car même si son poids augmente régulièrement, elle peut paraître amaigrie et voir ses os apparaître, ce qui n'est jamais bon. Certaines femelles gestantes ont besoin de compléments alimentaires, comme l'actimel qui lui donne des graisses et du calcium facilement ingérable et dont l'excès peut être éliminé. On peut aussi donner un peu de jus d'ananas, riche en fibres, pour leur donner un peu de tonus.
Afin de ne pas faire trop maigrir le mâle skinny en saillie, il est conseillé de le peser régulièrement, et d'alterner plus souvent que pour le cobaye les phases de reproduction avec les phases de repos.
Le skinny, comme la plupart des cobayes, peut tomber malade. Il est cependant des patholgies qui se rencontrent plus chez lui que chez les autres, à soins égaux:
Chaque cobaye a bien sûr son caractère, comme chaque chien a le sien, néanmoins comme on peut le faire pour les races de chiens, il est possible de dresser les grandes lignes du caractère du skinny:
Le skinny est un animal très vif, qui a tendance à être assez dominant et donc, devrait ne partager sa cage qu'avec un cobaye non dominant.
En raison de son absence de poils, le skinny qui reçoit des coups de dents peut se retrouver avec de vilaines blessures.
Le compagnon idéal d'un skinny pourrait de ce fait être un poilu non dominant, contr lequel il pourrait aller se réchauffer, bien que les skinnys aiment aussi se serrer les uns contre les autres, ou partager un doux hamac. N'oubliez pas que vous pouvez acheter nos hamacachons super doux pour tous vos cobayes. Ils existent en plusieurs tailles.
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